Avec la bande dessinée " Chroniques Birmanes" de Guy Delisle, ancien de "l'association", publié dans la collection "shampooing", dirigée par Lewis Trondheim chez Delcourt, on pénètre en Birmanie. Dans un "des postes avancés de la tyrannie", le dessinateur, Guy Delisle arrive dans ce pays avec sa femme administratrice à MSF et son fils Pablo. On vit, étape par étape, sa prise de contact avec le Myanmar, les liens qu'il tisse autour de lui, ses doutes, ses interrogations, son émerveillement, son enthousiasme face à un pays, son histoire et ses habitants dont il ignorait presque tout avant d'arriver.
La Birmanie, si vous n'étiez pas au courant, s'appelle le Myanmar depuis 1989, c'est l'un des intérêts de ce livre, bourré d'humour, de nous faire découvrir des pans entiers de la réalité quotidienne et de l'histoire de cette dictature. A travers un cocktail, une visite sur le terrain,on découvre le rôle des ONG, la place de Total. le poids de la Junte militaire et de son régime sur la vie quotidienne. Ce pays, peu présent dans l'actualité, souffre, survit, médite, résiste dans une indifférence, relativement générale.
On est tour à tour sidéré par l'absurdité et le coté grand guignolesque de la junte militaire, puis écoeuré, voire dépassé, par la cruauté qui s'abat sur ce peuple qui continue à vivre malgré tout. Si vous le lisez, ce à quoi je vous encourage vivement, vous suivrez donc Guy à la rencontre d'un pays et de ses habitants. Sa découverte pèle mêle du Bretel, de l'importance de la Clim, de la Dame, de l'état kachin, du petit véhicule, de la fête de l'eau, des baby group, des ados birmans, des missions de MSF, de Total, de l'opium, du sida, du christianisme tendance Jodorowsky, de la méditation. Vous voyez, c'est riche ! y'en a pour tout le monde et je n'ai pas tout dit. Merci encore à Guy Delisle pour m'avoir fait découvrir ce pays et "Vive la Birmanie Libre"!
mardi 31 mai 2011
vendredi 5 novembre 2010
"L'enfant éternel" de Philippe Forest
Dans les dernières claques reçues après la lecture d'un bouquin je dois mentionner le livre de Philippe Forest "l'enfant éternel".
L'enfant qui vit dans ce livre est une des petites filles les plus vivantes que j'ai eu l'occasion de rencontrer parmi les êtres de papier.
Le titre, si c'est un objectif est atteint, plus de deux mois après l'avoir refermé, cette petite fille m'accompagne.
L'enfant qui vit dans ce livre est une des petites filles les plus vivantes que j'ai eu l'occasion de rencontrer parmi les êtres de papier.
Le titre, si c'est un objectif est atteint, plus de deux mois après l'avoir refermé, cette petite fille m'accompagne.
mardi 2 novembre 2010
"Le cul de Judas" d'Antonio Lobo Antunes
J'ai découvert le livre de l'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes " le cul de Judas" publié chez Chez Métailié éditeur et je tiens à faire connaitre cette écriture si originale qui m'a littéralement scotché. Monologue de plus de 200 pages, d'un homme en mal d'amour qui tente de combattre ses désillusions, ses démons. Au retour d'une guerre sale, il déclare sa flamme de façon unilatérale à une superbe créature dans un bar de Lisbonne. Lyrique, désespéré, on passe par tous les états qui secouent la boîte crânienne de cet antihéros. Ce médecin psychiatre démobilisé développe une prose poétique renversante pour évoquer l'indicible, l'horreur d'une conscience face à la barbarie de la guerre coloniale en Angola. Cette écriture enragée à la recherche de son humanité a donné lieu à une adaptation théâtrale mise en scène, adaptée et jouée par François Duval en 2006 . Pour découvrir la personnalité, un colloque avec podcast et restitution video a été organisé sur Antonio Lobo Antunes à la Sorbonne en mars 2008.
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